Le Patrimoine de Tombeboeuf

Eglise Notre-Dame de Tombeboeuf

A Tombeboeuf, l'église Notre-Dame est édifiée sur une terrasse rattachée au coteau sur lequel s'élève le village.

De la fin du Moyen Age à la Révolution française, l'église fait partie d'un prieuré dépendant de l'abbaye de Clairac.

Dès 1597, l'édifice est en très mauvais état.

Seuls les murs et le choeur ne nécessitent aucune rénovation.

Plusieurs remaniements suivent ces premiers travaux, comme l'adjonction d'une chapelle en 1614.

L'architecture s'inscrit alors dans un plan simple avec une longue nef terminée par un choeur à pans coupés.

Au XIXe et au XXe siècle, les travaux se poursuivent. Au XIXe siècle, survient la restauration de la nef et la construction du presbytère.

Au XXe siècle, intervient un projet d'Ephraïm Pinètre concernant la construction de la sacristie en 1903.

Ephraïm Pinètre est un architecte agenais qui, un an auparavant, réalise une maison de notable à Penne-d'Agenais.

L'installation de la tribune daterait de cette même période et serait peut-être également une de ses oeuvres.

Certaines parties de l'édifice d'origine subsistent, comme le portail gothique flamboyant ou les murs du chevet.

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La halle de Tombeboeuf

La halle est ainsi reconstruite en 1872, à l'emplacement de l'ancienne maison communale, contre l'église.

Contrairement à de nombreuses halles édifiées à cette époque, celle de Tombeboeuf n'est pas métallique, mais entièrement en pierre. Cette attitude conservatrice révèle cependant une certaine richesse, la pierre étant beaucoup plus chère que les structures métalliques.

Aujourd'hui, la halle est reconvertie en salle des fêtes.

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Eglise Saint-Martin de Tombeboeuf

A Tombeboeuf, au lieu-dit Allemans, est élevée au Moyen Age une église dédiée à saint Martin, dit aussi saint Martin le Miséricordieux. Ce saint fonde avec saint Hilaire le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou.

Le plan de cette édifice reste simple : une nef unique au bout de laquelle est édifié un choeur à abside. L'église est toutefois soumise à de nombreux remaniements entre le XVe siècle et le XIXe siècle.

Son clocher-mur est caractéristique des édifices modestes; il s'agit du mur pignon occidental au-dessus duquel est percée une baie destinée à abriter les cloches. De forme triangulaire, il repose sur le portail qui serait l'élément le plus ancien de cette église : il est daté de la fin du XIVe siècle.

Il s'agit d'une architecture particulièrement modeste dépourvue de décor sculptural, chose typique dans les campagnes des environs. Seul le portail occidental possède quelques chapiteaux prismatiques très sommaires.

Aujourd'hui, l'église saint-Martin, toujours élevée dans le cimetière du hameau, est désaffectée.

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Fontaine Louis XIV

La fontaine de Tombeboeuf est réalisée au XIXe siècle, dans la lignée des fontaines Wallace parisiennes.

Cette fontaine en fonte présente un décor en relief fondu dans la masse et rapporté.

Sur les trois niveaux, on peut observer des scènes évoquant le monde marin.

Le socle est orné de deux dauphins enlacés.

Les faces de la partie centrale présentent deux cygnes adossés entourant une urne et un trident.

Enfin, le niveau supérieur est constitué de frontons cintrés dans lesquels on peut voir une tête de divinité fluviale, entourée de fleurs et de vagues et couronnée de roseaux.

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Four à prunes de Tombeboeuf

Vers 1291, à la fin des croisades, un moine ramène la prune du Moyen-Orient. Si là-bas le climat permet de faire sécher le fruit au soleil, en France il est nécessaire d'utiliser un four.

A l'origine, les exploitants utilisent le four à pain. Cependant, celui-ci présente de nombreux inconvénients : petite taille, manipulations compliquées...Des cultivateurs créent ainsi un four destiné uniquement au séchage de la prune.

Le four à prune de Tombeboeuf reste l'un des rares que l'on peut encore voir dans la région.

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Maison à empilage

La maison à empilage est un assemblage de poutres horizontales semblable aux méthodes employées par les trapeurs canadiens pour les constructions de chalets.

Ce type de construction particulière utilise un matériau choisi avec soin : le bois. Celui-ci possède des vertus certaines liées à sa période de coupe et au traitement spécifique qui lui est donné sur une période de deux ou trois ans avant son utilisation.

Ce type de construction est caractéristique de la vallée du Dropt.

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Le chêne de Tombeboeuf 

Depuis les temps anciens, l'arbre est un symbole de force, de pouvoir, de sagesse, de fertilité et de vie.

Lorsque l'on s'approche de l'arbre, notre ressenti oscille entre : peur et confiance, doute et assurance, détente et agressivité.

Le chêne de Tombeboeuf est seul au milieu de son champ, énorme, majestueux, sidérant.

Une  magnifique ramure d'une trentaine de mètres d'envergure et d'un équilibre parfait.

Le chêne vu du ciel

Avec un tronc de 4,30 m de circonférence, une hauteur de 15 m, il serait agé d'environ 300 ans.

L'année 2003, le chêne de Tombeboeuf bénéficie du label « arbre remarquable » délivré par "l'association A.R.B.R.E.S." spécialisée dans la recherche et la sauvegarde des géants feuillus.

Une photo de notre arbre devient devient la page d'accueil du site web de l'association  A.R.B.R.E.S.  http://www.arbres.org/

Il est aussi la couverture du livre de Georges Feterman « Arbres Extraordinaires de France »